Une Niortaise de 37 ans ” Mme Agriculture ” de Macron

Audrey Bourolleau est la référente nationale d’En Marche sur l’agriculture et la ruralité. Une trajectoire inattendue pour cette nouvelle venue en politique.

Sera-t-elle la future ministre de l’Agriculture d’Emmanuel Macron ? Sourire d’Audrey Bourolleau. « Quand on veut faire de la politique autrement, on ne se pose pas ce genre de question. » A 37 ans, originaire de Niort (ses parents habitent Magné), la jeune femme est devenue la référente nationale d’En Marche pour l’agriculture. Trajectoire inattendue. « C’est mon premier engagement politique. »

L’an dernier, Audrey Bourolleau avait rejoint La Transition. Des citoyens de base, macronistes avant la lettre, qui ne se résignaient pas au scénario prévu alors : un duel Sarkozy-Le Pen à la présidentielle. Depuis, La Transition a rejoint En Marche.

Des grands-parents agriculteurs

Les agriculteurs, Audrey Bourolleau connaît. Ses grands-parents l’étaient, côté paternel comme maternel. Elle-même travaille comme directrice de Vin & Société, qui fédère la filière viticole française.

Pour bâtir le programme, 3.000 questionnaires remplis par la base ont été épluchés, et une centaine de comptes rendus des comités locaux. « On relit tout, on part de cette réalité. »

A quoi ressemblera la politique agricole version Macron ?

Il est le candidat du “ prix payé à l’agriculteur . Le secteur crée de la valeur mais elle est mal répartie entre le producteur, le transformateur et le distributeur. »

Audrey Bourolleau à La Nouvelle République

Tout le monde à table

Pour y remédier, En Marche préconise d’asseoir tous les acteurs à la même table, y compris le consommateur.

Une solution déjà tentée sans succès par le passé. « Oui, concède Audrey Bourolleau, mais on arrive au bout d’un système qui ne fonctionne plus et la distribution commence à en prendre conscience. »

En Marche veut aussi en finir avec « le poids des normes ». Discours souvent repris par les détracteurs de l’Europe.

« Emmanuel Macron est Européen, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas critiquer l’Europe. Au contraire, il ne faut pas laisser cette critique aux anti-Européens », observe Audrey Bourolleau, qui appelle à en finir avec « une écologie punitive » et prône que l’agriculteur soit rémunéré pour les services d’intérêt général qu’il assure, comme l’entretien des paysages.

“ On peut être utile à son pays à un moment donné sans en faire son métier ”

La jeune femme a pris des congés pour se consacrer à la campagne. Elle revendique une autre façon de faire la politique. « On peut être utile à son pays à un moment donné de sa vie, sans en faire son métier. »

Après sept mois dans le « réacteur » de l’élection présidentielle, la nouvelle venue n’exprime aucun désenchantement. « En Marche ouvre un espace à la société civile, il faut s’en emparer. C’est aux gens de ma génération d’agir. On ne peut pas rester dans la critique. »

nr.niort@nrco.fr

Comente este artigo
Anterior Le collectif de défense des terres fertiles monte au créneau
Próximo Gérard Bonjean, le maire d'Azérat, est commissaire adjoint au Concours général

Artigos relacionados

Internacional

Committee kicks off inquiry into Brexit effects on agriculture

By Chris Lyddon
Published: 26 January 2017 01:21 PM

A House of Lords committee yesterday (January 25) started its investigation into the effects of ‘Brexit’ on the agrifood sector, exploring issues such as threats posed by poorly made trade deals and the importance of seasonal and full time labour supply. […]

Internacional

Domestic support stays central to WTO farm talks but result in 2017 doubtful

By Peter Ungphakorn
Published: 05 June 2017 09:45 AM

World Trade Organization (WTO) agriculture negotiations have seen a number of new submissions in recent weeks — particularly on trade-distorting domestic support — but doubts remain about how much can be achieved by the Buenos Aires ministerial conference in December. […]

Internacional

EcoFibra, proyecto para recuperar y potenciar el uso de fibras textiles de origen agrícola

Proyecto de Vida Sana y EmpleaVerde

La demanda de tejidos ecológicos aumenta. Los diseñadores de moda sostenible importan gran parte del material que necesitan, en parte, porque desconocen que también en España hay producción sostenible. Conectar los eslabones y que se conozcan, ese es el objetivo de EcoFibra. […]