Un mook pour se raconter

Un mook pour se raconter

Depuis leur création il y a à peine deux ans, les Cultiv’Actrices ne se sont pas reposées sur leurs lauriers et ont su faire parler d’elles. Car si elles en connaissent un rayon sur le monde rural, le monde agricole, l’agriculture au féminin et le territoire, et organisent de nombreuses actions de promotion et de témoignages sur la place de la femme, elles sont aussi incollables en communication. cultivactrices
 

En témoignent leur logo moderne et provocateur à la fois, leur page facebook, la vidéo de présentation de l’association et leur imagination débordante et originale. L’objectif ? « Tisser du lien social », répète inlassablement sa présidente, Laura Ressouche, tout en gardant « les pieds sur terre » et « l’esprit solidaire », fidèles à leur adage.
Mais il s’agit aussi, et peut-être surtout, de faire tomber les stéréotypes et dépoussiérer l’image du monde rural en général, agricole en particulier, et féminin plus encore. L’agricultrice n’est en effet pas celle que l’on croit. Pour preuve, l’association des Cultiv’Actrices n’est pas uniquement composée de femmes d’agriculteurs. Bien au contraire ! La plupart d’entre elles sont exploitantes à part entière ou en GAEC et 1/4 ne sont pas issues du monde agricole mais vivent simplement dans le monde rural. Enfin, quelques hommes ont intégré l’association.

Loin des clichés

Après deux années à se faire connaître et reconnaître en tant que femmes et agricultrices, et à échanger avec les habitants sur le territoire, les adhérentes de l’association ont décidé d’aller encore plus loin. Elles se lancent cette année dans la création d’un mook (*), comprenez « hybride entre un livre et un magazine », comme l’explique Daniel Joulé, consultant en méthodologie de projet et communication, qui les accompagne depuis le premier jour.
Composée essentiellement de récits et de témoignages et illustrée de photos, cette publication va permettre à la quinzaine de participantes qui se sont inscrites dans cette démarche à la fois collective et individuelle de raconter leur quotidien, partager leurs expériences, exprimer leurs passions, leurs choix de vie. « Mais, prévient Sylvie, on ne parlera pas que de notre quotidien agricole, que de nos vaches, nos chèvres et nos lapins ! On invitera aussi le lecteur à réfléchir ». Ce mook permettra aussi de partager le territoire avec le lecteur et d’en faire, inconsciemment, sa promotion.
Ainsi, après une formation de 42 heures autour de la mise en œuvre d’un projet de communication au sein du CFPPA de Saint-Flour, sous la conduite de Daniel Joulé, les participantes sont fin prêtes. Le premier numéro ne devrait voir le jour que fin 2018, « parce qu’on se laisse du temps pour le faire correctement, sans bâcler les choses », assurent-elles, et « parce qu’un temps de maturation autour d’un tel projet doit se faire », insiste Daniel Joulé. Mais la dynamique est lancée. Très occupées sur leurs exploitations respectives, les « mookeuses » ont donc intégré ce projet dans leur quotidien. « On pense mook, on vit mook… Moi, j’ai toujours mon carnet sous la main. Dés que j’ai un moment, j’écris quelques lignes… ». Et la présidente de confirmer : « On s’est rendue compte qu’on avait bien plus de choses à raconter qu’on ne pensait ».
Les Cultiv’Actrices vont donc, au fil des pages, ouvrir leurs portes, leur cœur et leur âme. Et le public, identifié dans un premier temps comme « féminin, peu agricole mais intéressé par la ruralité en général et la vie des femmes agricultrices en particulier », pénétrera alors dans un univers, une atmosphère, une ambiance… et pourra feuilleter le livre selon son humeur du moment. « Le mook ne se lit pas comme un roman », explique Daniel Joulé. « Et si le contour du projet est défini, il reste encore à mettre en musique tous les éléments et tout peut encore bouger, dit-il. On ne s’interdit rien, tout est possible, mais piano, step by step… On construit ». C’est donc sur cette base-là que les Cultiv’Actrices vont plancher, avec « courage et détermination », deux qualités que Daniel Joulé leur reconnaît.
Selon l’accueil qui sera réservé à ce premier tome, d’autres numéros suivront, ou pas… Et de conclure : « On va déjà commencer par en faire un ». 

(*) Le mot mook est la contraction anglaise
de « magazine » et de « book ».

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