Retraites, agriculture, Europe et chômage : les programmes des candidats passés au scanner

Retraites, agriculture, Europe et chômage : les programmes des candidats passés au scanner

CAMPAGNE – Chaque matin, jusqu’au premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain, la chronique “Scanner 2017” passe au crible sur LCI le programme des candidats. Retraite, Europe, chômage, agriculture… le point sur ce que proposent les différents concurrents.

2017-03-31T21:09:38.340Z

Il est parfois fastidieux de passer en revue (parfois même de comprendre) toutes les mesures proposées par les candidats à l’élection présidentielle. C’est pour cette raison que LCI vous propose une chronique, présentée par François-Xavier Pietri  chaque matin, permettant de décrypter les différents programmes. 

François Fillon : il veut porter l’âge légal de la retraite à 65 ans contre 62 ans aujourd’hui, pour équilibrer les comptes. C’est ce qui se fait en Allemagne, en Pologne, en Italie. Mais entre l’âge de départ légal et la retraite à taux plein, il y a 5 ans. Pour compenser, Fillon ajoute un petit coup de pouce : + 25 euros par mois pour les pensions en dessous de 1.000 euros (la moyenne nationale étant de 1.000 euros).

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon : même s’ils ont horreur qu’on leur dise qu’ils ont le même programme sur la retraite, les deux se ressemblent énormément.  Ils souhaitent un âge de départ à la retraite à 60 ans avec un taux plein correspondant à 40 annuités. Cela devrait coûter 30 milliars d’euros par an. Ils souhaitent également augmenter le minimum vieillesse : Marine Le Pen l’augmente de 200 euros (+25 %) et Jean-Luc Mélenchon de 340 euros (+43 %). 

Emmanuel Macron : c’est la proposition la plus radicale, car il souhaite mettre en place une retraite à point, en s’inspirant du modèle suédois. Chaque euros cotisé donne le même nombre de points et donc le même montant de pension pour tout le monde : salarié du privé, fonctionnaire, policier ou encore agent de la SNCF. C’est la fin des régimes spéciaux.

Pour un tiers des agriculteurs, le revenu moyen a été inférieur à 350 euros par mois en  2015. Pour 2016, une baisse de 26 % est attendue.  

François Fillon, le productiviste : selon lui, il n’y a pas de réussite sans une agriculture ultra-compétitive. Il propose donc d’alléger les charges des entreprises agricoles et de relancer la recherche pour l’agriculture de demain (y compris du côté des pesticides et des OGM).

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, les partisans de l’agriculture raisonnée : Jean-Luc Mélenchon est pour l’arrêt des projets des fermes-usines, l’interdiction des OGM et des pesticides nuisibles. Benoît Hamon veut, lui, 50 % de bio dans les cantines scolaires et souhaite consacrer 5 milliards d’euros pour l’agro-écologie et les circuits-courts. 

Emmanuel Macron : son but est de protéger les agriculteurs de la volatilité des prix, quitte à se battre contre la grande distribution. Il veut également mettre en place un quota de 50 % d’agriculture bio dans la restauration collective

Marine Le Pen : la candidate du Front national évoque, elle, un patriotisme économique à l’agriculture. Elle propose de transformer la politique agricole commune en politique agricole française (la PAC devient donc la PAF). 

Marine Le Pen, François Asselineau, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan et Philippe Poutou : ce sont les souverainistes de la campagne, ils sont tous favorables au Frexit, un Brexit à la française. Pour eux, l’Europe c’est le mal absolu. 

Nathalie Arthaud, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon : ils veulent se rapprocher des pays du Sud, comme l’Italie, le Portugal ou l’Espagne. Ils rêvent de faire plier l’Europe et de la relancer par la croissance et l’investissement. 

François Fillon et Emmanuel Macron : ils aiment l’Europe et ont un credo : relancer le couple franco-allemand. Cependant, ils ont quelques différences de vision. François Fillon veut une Europe sécuritaire, avec une réforme des accords de Schengen. Emmanuel Macron a, lui, une approche beaucoup plus économique de l’UE. 

Emmanuel Macron : “Je veux mener une réforme en profondeur de notre système de chômage.” Le grand projet du candidat du mouvement En Marche! est d’indemniser tout le monde : les salariés qui démissionnent , les chefs d’entreprise, les artisans… Au total, cela représenterait 3 millions de bénéficiaires potentiels. Pour qu’il n’y ait pas d’abus, Emmanuel Macron assure que deux emplois raisonnables refusés entraîneront une suspension des allocations. Selon les équipes d’En Marche !, cette réforme couterait 2,7 milliards d’euros. Autre son de cloche du côté de l’Institut Montaigne, qui chiffre le projet à  4,8 milliards. Le Medef, lui, parle d’une proposition qui coûterait de 10 à 20 milliards par an. 

François Fillon : “Mon objectif économique reste le même : l’emploi, le plein emploi. Contre le chômage, on nous dit qu’on a tout essayé : en fait, on a tout essayé, sauf ce qui marche.” François Fillon veut forcer les chômeurs à trouver un emploi. Pour cela, il souhaite mettre en place un système régressif : plus le temps passe et moins les allocations chômage sont importantes. Au bout de 12 mois de chômage par exemple, elles baisseraient de 25 %. Idem au bout de 18 mois, etc… Une manière de faire 10 milliards d’euros d’économies selon le candidat des Républicains, 4 milliards selon l’Institut Montaigne. 

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