Paroles de lecteurs Les annonces d'Emmanuel Macron à Rungis vont-elle changer quelque chose ?

Paroles de lecteurs Les annonces d'Emmanuel Macron à Rungis vont-elle changer quelque chose ?

« Soyez réalistes, l’acheteur va continuer de fixer son prix de vente et de l’imposer aux agriculteurs », met en garde Phil47. (©Terre-net Média)

123 :  « De la poudre de perlimpinpin. » 

Drous : « La montagne accouche d’une souris comme prévu. »

Moty : « Gentil Macron, pour une fois qu’il ne veut pas ajouter de taxe. Il veut déjà taxer ma Porsche, j’espère qu’il ne va pas toucher à mes Vario (ils coûtent déjà assez cher) ! Je blague, bien sûr… »

Maxens : « Plus de beurre, plus de pain, il restera la confiture… maison. Sérieusement, qu’est-ce que ces annonces vont changer ? J’attends de voir sans illusion. »

Steph72 : « C’est tellement facile, ce sont toujours les mêmes qui doivent s’adapter. Quand j’achète une fourniture agricole, mes fournisseurs répercutent leurs coûts de production. Ils facturent selon leurs coûts, ils ne sont pas payés au tarif d’il y a 30 ans comme nous !! Il faudrait baisser la rémunération des salariés de l’agrofourniture, comme ça, on diminuera leurs coûts de production… »

TGV : « Les contrats de production, c’est du pipeau, c’est toujours au détriment des paysans ! »

Lebonmayennais :  « Il ne faut pas oublier les accords Ceta que certains guignols ont signé l’an dernier ! Ne nous laissons pas berner une fois de plus et n’oublions pas que rien ne va changer en bien pour nous avant 2022. »

Gif : « + 1 avec 123. La grande distribution se réjouit déjà, c’est que ça va dans le sens que ces escrocs souhaitent. »

Contentcontent : « Non seulement, ça coulera l’agriculture mais ça coulera aussi l’agroalimentaire, qui préfèrera produire ailleurs plutôt que d’importer des matières premières étrangères, car les matières premières et la main-d’œuvre sont moins chères. Tous mourussent tous ensemble… »

VD : « Difficile de dire si tout cela se fera. L’avenir nous le dira, mais il faut aller vite s’il vous plaît ! J’ai tout de même peur que des prix fixés sur les coûts de production se retournent contre nous : ils risquent d’être nivelés par le bas par les groupements agricoles, vu ce que font déjà les coops comme Agrial au niveau de la rémunération par rapport aux privés. Cela ne me dit rien qui vaille… »

Steph72 : « Ça va se retourner contre nous, si la référence c’est le coût de production des 25 % d’agriculteurs ayant les meilleurs résultats. »

Drous : « Tout à fait d’accord. Je ne vois pas de solution non plus, surtout que l’Europe aide les Pays de l’Est à produire moins cher que nous. Tout ça, c’est de la poudre aux yeux ! »

Maxens : « Si Macron garantit le blé à 200 €/t comme aux États-Unis ou à 300 € comme au Japon, pas de soucis, il peut enlever les primes Pac. Je rêve de vivre du prix de mes productions. Toutefois, je ne comprends pas comment un producteur de blé, colza, maïs… pourra donner son coût de production et exiger un prix d’achat pour son blé, alors que le cours mondial est deux fois moins élevé. »

Gibero : « Voici mes coûts de production : 170 €/t en blé, 165 en orge, 360 en colza, 350 en tournesol, 240 en pois d’hiver, 165 en maïs irrigué. Si j’ai tout compris, Macron va nous verser des compléments de prix. Sur mon exploitation, il manque plus de 30 000 € par an sur les cinq dernières années. Je vais donc recevoir 150 000 € pour recouvrir toutes mes dettes. Hourra, je suis sauvé ! »

Phil47 : « Parce que vous croyez que c’est vous qui allez calculer votre coût de production ??? Soyez réalistes, l’acheteur va continuer de fixer son prix de vente et de l’imposer aux agriculteurs. »

« Toute tentative d’entente entre agriculteurs sera balayée par l’UE »

Pipo : « Ce que Macron veut faire, l’UE l’interdit. L’article 101 du Traité fondateur de l’Union européenne précise que “sont incompatibles avec le marché intérieur et interdits tous les accords entre entreprises, toutes les décisions d’associations d’entreprises et toutes les pratiques concertées susceptibles d’affecter le marché. Ces ententes pouvant concerner un accord sur le prix de revente des biens ou la répartition des parts de marché entre concurrents.” »

Labulle : « Que des incohérences et des contradictions. Nous sommes dans un marché libre concurrentiel et toute tentative d’entente, peu importe la forme, sera balayée par l’UE. La solution à nos difficultés est à Bruxelles. Mais M. Macron n’aura ni le courage ni la pertinence de s’opposer à Mme Angela. Alors tout cela pour pas grand-chose sauf pour ceux que l’on va payer pour échafauder ces songes présidentiels ! »

Steph72 : « Bizarrement, l’Europe n’a rien dit quand certaines GMS ont regroupé leurs centrales d’achat. Aujourd’hui, il n’en reste que quatre. Elles cassent les prix et ruinent les agriculteurs… Quand une grosse PME, ou une grosse coop rachète des petites entreprises, quand un abatteur représente les deux tiers du marché bovin français, personne ne dit rien. Et les agriculteurs n’ont pas le droit de se regrouper ? L’Europe coule son agriculture. »

Pas sage : « Il faut faire comme chez Renault ou Peugeot : connaître les coûts de production. Il n’y a pas de rentabilité sans gestion et comptabilité, c’est un basique pour tout chef d’entreprise. »

Tlecomte : « Peugeot et Renault connaissent le coût de production de leurs voitures, donc ils fixent le prix en conséquence. Moi, je ne sais quel sera la prix de revient de ma production que lorsque j’ai clôturé mon bilan, mais c’est déjà vendu. Je vais aller voir mon acheteur et lui dire : “il faut me rendre 40 € de la tonne” Il va me rire au nez !! »

Jojo27330 :  « Une réflexion toute simple : quand un plombier, un électricien ou tout autre artisan vend une prestation ou une intervention, c’est lui qui fixe le prix, pas l’acheteur. »

Trois lecteurs un peu plus optimistes 

Tomy : « Je n’ai pas tout écouté, mais j’ai l’impression que ce président dit des choses intéressantes. À voir comment cela va se concrétiser au quotidien. Nous sommes en transition agricole. »

Oregrain : « J’ai envie de dire à beaucoup d’entre vous, arrêtez d’être systématiquement négatif. Bien sûr, il n’y a pas de baguette magique et nous ne sommes sûrement pas du bon côté du manche. Mais il faut reconnaître que c’est la première fois depuis bien longtemps qu’il se passe quelque chose qui contribue à faire bouger les lignes. »

Zozzo : « Soyons honnêtes, les annonces vont dans le bon sens. Espérons qu’elles seront mises en application. Il y a deux voies possibles : le rêve se réalise ou ce n’était que du blabla, trop beau pour être vrai. À suivre dans les prochains mois. »

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