Paroles de lecteurs La hausse du prix du blé, promise par les experts, fait flamber les commentaires

Paroles de lecteurs La hausse du prix du blé, promise par les experts, fait flamber les commentaires

« La seule chose qui vaille pour l’agriculture, ce sont les prix des marchés physiques ! » estime Lolessque.(©Terre-net Média)

Polo :  « Un prix du blé à moins de 200 euros la tonne est un scandale d’État. Les impôts, la sécu et les charges franco-françaises ne sont pas payés au prix mondial ! Comment peut-on encore parler de compétitivité de l’agriculture dans ces conditions ? Il n’y a que nos chers politicards pour nous le faire croire. »

Tlecomte : « On nous parle de stocks de céréales pléthoriques dans le monde et, soi-disant, les cours vont remonter ? Alors les chiffres de l’USDA sont faux afin de faire de la place aux spéculateurs ou pour que les gens aient de la nourriture à pas cher. Même une baisse de production de 20 Mt de céréales à l’échelle planétaire ne nous affamerait pas. Par contre, les prix risquent de grimper car les médias diffuseraient l’info à vitesse grand V et la panique serait très vite le tour du monde pour retomber ensuite comme un souffle. »

Lolessque :  « M. de Kerpoisson, les agriculteurs ne sont pas des “financiers”. Les marchés à terme sont un outil financier qui n’a finalement rien à voir avec l’agriculture. Ce n’est que du virtuel, des puts, des calls, etc. La seule chose qui vaille pour l’agriculture ce sont les prix des marchés physiques ! Maastricht et la Pac de 92 nous ont tués et continueront de de le faire. »

Rutabaga : « Encore des “spécialistes”, rémunérés indirectement par le travail des agriculteurs qui produisent le blé dont ils parlent, et dont le salaire ne craint probablement pas l’échaudage. En 1985, le blé était payé à l’agriculteur 200 €/t. Son prix actuel est accroché au cours du pétrole, qui est loin des 100 dollars aujourd’hui. Cette dépendance vis-à-vis du pétrole bradé est la cause partielle du réchauffement climatique et de la dégradation de notre nourriture, besoin vital des humains et fruit du travail des paysans. C’est un scandale mondial. »

« Supprimons la production de blé en France et achetons ukrainien »

Massu2 :  « En 1985, le blé était à 200 €/t car c’est l’intervention de l’État qui finançait la différence. Le cours mondial à Chicago n’était pas à 200 €/t ! C’était pareil avec le sucre et le lait, payés plus cher que ce qu’ils valaient grâce au système des quotas. »

Maxens : « Et alors, on payait en fonction des coûts de production, c’était assez logique. C’est ce que tout fabricant fait : il vend en fonction de son coût de production et si ce n’est pas possible, il disparaît. Il faut dire les choses clairement : si on considère que le blé français coûte trop cher à produire, arrêtons d’installer des jeunes, laissons les fermes s’agrandir pour baisser les coûts de production, ou supprimons la production de blé en France et achetons ukrainien. Bref arrêtons l’hypocrisie ! L’an passé, on a manqué de blé et certains opérateurs ont importé du blé étranger sans se demander s’il était produit avec les néonicotinoïdes que l’on va nous interdire. »

Kerpoisson : « L’opinion d’ODA est haussière depuis un an, pour des raisons plus fondamentales que celles qui sont reprises ici. (…) Rutabaga, je pense que vous vous trompez de cible. Je crains que les agriculteurs soient obligés de comprendre les marchés, pour mieux gérer leurs risques, car comme toujours, les politiques ne réagiront qu’après un accident. Les plus forts survivront. Faites-en partie ! »

Le prix d’une baguette fait autant causer

Laurent :  « Tout ce que vous dites est vrai. Mais l’agriculteur, avec les trois centimes, doit payer toutes ses charges, des tracteurs aux emprunts, du fuel au comptable, des charges sociales au… Je ne veux même pas aborder la question du revenu car la marche est trop haute La concurrence internationale, c’est le problème des politiques. Qu’ils fassent les bons choix, ils sont payés pour cela. Le chiffre d’affaires d’une exploitation, au vu de tous ses besoins pour produire, est tellement ridicule, en comparaison des autres secteurs socio-professionnels. C’est une honte, les choses ne peuvent plus continuer ainsi. »

Dam : « D’après son raisonnement : avec 1 t de blé à 130 €, il y a 3 cts de blé dans une baguette. Après, il y a 3 cts pour le premier intermédiaire, qui est l’organisme stockeur. Si on fait le raisonnement à l’envers, cela veut dire que l’OS prend 130 €/t de marge et la meunerie 8 cts, soit 340 €/t ! »

Tintin : « Sauf que le blé français est principalement exporté. Il n’y en a que 10 % qui sert à faire du pain en France. Donc les chiffres de l’article sont biaisés. »

Loïc : « Tu as raison Tintin, plus de 50 % du blé français est exporté, 15 % part en alimentation animale et 10-15 % pour fabriquer le pain francais ! Il faudrait augmenter la baguette de 15 cts pour compenser les prix bas sur les autres utilisations. Par contre, développer d’autres débouchés (éthanol par exemple..) serait plus intelligent et permettrait de fixer des prix. Il faut reprendre la main sur la transformation des produits agricoles, c’est la seule solution pour s’en sortir ! »

Drd : « Ce n’est pas le prix de la baguette qui fait le prix du blé, c’est le rapport entre l’offre et la demande. »

Laurent : « La fameuse vocation exportatrice de l’Europe, qui lui fait importer à tout va, est morte… Et les amis, il lui manque 35 millions d’hectares pour qu’elle soit autosuffisante. Produisons pour couvrir ses besoins et arrêtons d’importer comme des idiots ce que l’on devrait produire ! »

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