Paroles de lecteurs La gestion des chardons, un sujet épineux

Paroles de lecteurs La gestion des chardons, un sujet épineux

Chardons dans un champs de ble« Cette année, autour de chez moi, j’ai vu des champs entiers, bio et conventionnels, broyés parce qu’il n’y a plus de solutions », témoigne Steph18. (©Terre-net Média) 

Patrick Hautefeuille‏ via Twitter :  « Dommage qu’il manque les méthodes de lutte, en particulier en agriculture de conservation. » 

Josette : « À cause des bords de route qu’on ne fauche plus pour limiter les dépenses, les graines de chardons volent et atterrissent dans les pâtures et les champs. Et les maires n’oublient pas de mettre dans les journaux chaque année : ” Il est rappelé aux agriculteurs que l’échardonnage est obligatoire.” Or, nos parcelles sont entretenues contrairement aux surfaces communales… »

Éric Goulevant via Facebook : « Merci les bios et les communes qui ne fauchent plus… »

MDR :  « Eh bien quoi, c’est bien les chardons, ça fait de belles fleurs pour les abeilles et des graines pour les chardonnerets !! »

Crousti Max via Facebook : « On dit aussi que les plantes sont des bioindicateurs de sols compactés en profondeur, d’où la présence importante de chardons dans les fourrières. Le décompactage des passages de roues permet de lutter contre cette mauvaise herbe. »

François Omnes via Linkedin :  « Remarque complémentaire : en présence de chardons sur les bords de champs et dans les bandes enherbées, un entretien localisé est préférable à toute intervention globale car en général, il va être effectué en pleine période de reproduction de nombreuses espèces de la faune sauvage avec un risque d’impact fort sur les jeunes animaux (lièvres, chevreuils), les femelles immobiles dans les nids, les œufs et les poussins (faisans, perdrix rouges et grises dans une moindre mesure, alouettes…). »

JFK :  « Il est possible de s’en sortir en utilisant des couverts végétaux agressifs, en supprimant le travail du sol, et avec une rotation de type céréale-couvert-céréale de printemps-couvert… Cela affaiblira les chardons qui reconstituent leurs réserves grâce à la partie aérienne. On s’en débarrasse généralement en deux ou trois saisons et ça marche avec toutes les vivaces. »

Éliminer les chardons, le mythe de Sisyphe

Nat : « Arrêtez les traitement chimiques, vous empoisonnez la terre pour augmenter toujours plus les rendements au détriment de la qualité des aliments et de la santé des consommateurs ! »

Vincent : « Il y a des milliards de graines de chardons dans le sol. Combattre celles qui lèvent cette année, puis celles qui lèveront l’an prochain, etc., c’est un peu le mythe de Sisyphe. Je vous souhaite bien du courage. Il faudrait surtout savoir pourquoi ce sont les graines de chardons qui lèvent et pas celles d’une autre adventice, afin de ne pas favoriser les conditions qui lui sont propices. »

Rodolphe : « C’est bien beau, tout ça mais les agriculteurs bio de montagne, comment font-ils ? Ils prennent la pioche ? »

Steph18 : « Cette année, autour de chez moi (mes voisins sont des agriculteurs bio), j’ai vu des champs entiers, bio et conventionnels, broyés parce qu’il n’y a plus de solutions. »

En garder quelques-uns pour favoriser les pucerons et les coccinnelles

Steph72 :  « Arrêtez alors de vous soigner avec des produits chimiques (les Français consomment énormément de médicaments) ! Vous y allez fort en accusant les agriculteurs d’empoisonneurs ! C’est signe d’une grande méconnaissance de l’agriculture. À moins que vous vouliez revenir au début du siècle dernier, c’est-à-dire au désherbage manuel. Avis aux amateurs… »

Maxens :  « Nat, vous conduisez ? Parce que vos gaz d’échappement polluent, que vous rouliez à l’essence ou au diesel. Vous n’avez aucun sac ou jouet en plastique chez vous, fait à base de pétrole ? Bref, pour nous faire la morale, il faut être “clean”… Et peu de bobos écolos le sont, à commencer par notre ministre de l’environnement, grand donneur de leçons mais qui se déplaçait en hélicoptère dans son émission Ushuaïa. Les citadins devraient commencer par regarder l’air qu’ils respirent, ainsi que leur mode de vie, avant de vanter les bienfaits du “tout naturel” et de vouloir laver plus blanc que blanc chez les autres. Tout ceux qui se déplacent autrement qu’à vélo ou à cheval peuvent être taxés d’empoisonneurs. Mais il est plus facile de taper sur 300 000 pauvres agriculteurs ! »

Dicton :  « Ben dis donc, les céréaliers, qui mettent trop de pesticides, ne connaissent plus ce bon vieux dicton : “Terre à chardon, terre à millions”. Je ris quand je vois que certains pleurent dès que des graines s’envolent… Il y a quelques années, elles retombaient chez celui qui avait plein de chardons. Mais aujourd’hui, ce sont ceux qui traitent qui ont des problèmes. Je sais, beaucoup ne vont pas être contents de ce que je dis. Vive les pulvérisateurs à la ferraille, cela vaut mieux pour notre santé ! Je ne dis pas qu’il faut plein de chardons mais ils faut savoir les gérer et çà se fait très bien sans le pulvé. On veut aujourd’hui travailler la terre en un minimum de passages, mais ce n’est sûrement pas la solution. Savoir garder quelques chardons dans son champ et voir que les pucerons vont dessus plutôt que sur le blé et qu’ils attirent plein de coccinelles, n’est-ce pas privilégier l’agronomie et pas les conseils des coops et des Chambres d’agriculture, dictés par des multinationales qui ne pensent qu’au profit. »

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