La charte des bonnes pratiques sur l'usage des pesticides par les pomiculteurs limousins est enfin …

La charte des bonnes pratiques sur l'usage des pesticides par les pomiculteurs limousins est enfin …

La charte prévoit notamment l’interdiction de l’épandage selon la force du vent © Radio France –

C’est ce lundi que les pomiculteurs de la zone de l’AOP Pommes du Limousin, en Corrèze et Haute-Vienne, signent avec les pouvoirs publics, les riverains et associations de défense de l’environnement la fameuse charte des bonnes pratiques.

Il a fallu deux ans de concertation pour en arriver là. La charte dite “pour une arboriculture Pomme du Limousin mieux intégrée à son environnement” est signée ce lundi à Lubersac. Autour de la table les représentants des pomiculteurs, riverains, associations de défense de l’environnement et de la santé, des élus et pouvoirs publics. Cette charte propose des mesures visant à limiter la dispersion des pesticides lors des épandages dans les vergers, notamment la plantation de doubles haies, la pose de filets anti-dérive, voire la mise en place de zones tampon entre les maisons et les pommiers, la pose également de manches à air pour mieux évaluer la force du vent.

Des relations apaisées

Cette charte avait été initiée suite à un regain de tension entre pomiculteurs et riverains. Et son premier mérite aura été de relancer les discussions entre les uns et les autres soulignent de la même voix l’association Allassac ONGF et le syndicat de défense de l’AOP Pommes du Limousin. Même si les contraintes notamment financières incomberont essentiellement aux producteurs. “C’est un peu logique, reconnait Laurent Rougerie, car c’est à nous que l’on reprochait certaines choses”. Mais il rappelle aussi que les associations de riverains surtout s’engagent à poursuivre le dialogue plutôt que de communiquer par voie de presse dès qu’un problème survient, comme cela était le cas auparavant.

Des zones tampons trop grandes

A demi-mots et hors micro quelques producteurs disent que tout cela est tout de même bien exagéré, notamment ces filets sur les vergers et surtout ces zones tampons qui raboteraient grandement les surfaces des plantations. Un argument longtemps soutenu notamment par la Chambre d’agriculture de la Corrèze. “C’est là qu’il y a un faux débat” selon Fabrice Micouraud, porte-parole de l’association Allassac ONGF. Et d’expliquer qu’il suffit de planter des doubles haies ou de poser ces fameux filets anti-dérive pour s’abstraire de cette contrainte. Ce que de “nombreux pomiculteurs ont déjà anticipé” reconnait Fabrice Micouraud qui voit là une vraie prise de conscience des professionnels.

Comente este artigo
Anterior La Confédération paysanne propose un débat à Maltot
Próximo Agriculture. Vivre sans les pesticides, c'est possible

Artigos relacionados

Internacional

El FEGA precisa los criterios para acceder a los derechos de la reserva nacional en 2019

[Fonte: Agropopular – UE]

El Fondo Español de Garantía Agraria (FEGA) ha publicado una circular en la que precisa los requisitos que deben cumplirse para poder acceder a derechos de pago básico de la reserva nacional en el presente año 2019. […]

Internacional

Les cours restent déprimés par une offre s'annonçant élevée

L’élément influençant le plus le marché du blé : l’offre américaine abondante. (©Terre-net Média)
« Ce qui domine le marché, ce sont bien sûr les perspectives de production en Amérique du Sud », a résumé Bill Nelson de Doane Advisory Services. […]

Internacional

La colza florece de nuevo en Castilla y León

Su extensión ha aumentado el 760% en la última década

El cultivo de la colza ha florecido de nuevo en Castilla y León con una ampliación del 760 por ciento de su extensión durante los últimos diez años, casi cuatro décadas después de que un lote de aceite adulterado provocara en España la muerte a 5.000 personas y graves perjuicios en la salud de otras 25.000. […]