Etats généraux de l’alimentation « Les biotechnologies peuvent apporter leur lot de solutions », selon l’AFBV

Alors que le premier chantier des Etats généraux de l’alimentation a laissé la place aux questions liées à une « alimentation saine, sûre et durable », l’association française des biotechnologies végétales considère que ces EGA « ne peuvent exclure les aspects scientifiques et techniques ». « Emmanuel Macron n’a pas parlé de science et techniques. C’est une contradiction totale » réagissait Alain Deshaies, président de l’association, lors du 7e colloque de l’association mardi 17 octobre 2017.

L’AFBV profite des Etats généraux pour défendre la coexistence de toutes les agricultures et toutes les techniques disponibles, notamment les plantes issues des nouvelles techniques de mutagenèse, qui sont depuis plusieurs années sur le devant de la scène judiciaire française et européenne.

« Les biotechnologies végétales peuvent apporter des solutions à toutes les problématiques soulevées par les Etats généraux », rappellent ainsi les représentants de l’AFBV. « Il serait irresponsable de vouloir adapter rapidement nos productions aux nouvelles attentes de la société et aux changements climatiques et de s’interdire en même temps d’utiliser tous les outils issus des biotechnologies, en particulier les plus récents comme l’édition de gènes, comme la technique Crispr/Cas9, qui permet d’accélérer la sélection des plantes. »

Et l’AFBV de citer plusieurs exemples concrets. « Pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, la récente technique Crispr/Cas9 permet de développer des variétés de blé pour des personnes allergiques au gluten. En soja, une modification génétique a permis de diminuer de 75 % la teneur en acide oléique de graines, une substance anti-nutritionnelle qui peut entraîner la formation de calculs rénaux en cas de forte consommation. » Parmi les nombreux exemples de travaux et de variétés développées, les représentants citent aussi un blé résistant à l’oïdium mis au point en Chine, des variétés de pommes et de champignons de Paris qui ne brunissent plus une fois épluchés.

« Les défis à relever sont tellement nombreux et complexes pour “produire plus, produire mieux et avec moins” qu’il faut rapidement libérer notre recherche publique et privée pour qu’elle puisse être apporteuse de solutions françaises et européennes grâce à l’utilisation de tous les outils issus des biotechnologies végétales. »

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