À 17 ans, Tony David se voit bien dans l'agriculture

Tony David aime s’occuper des vaches et ose le dire. Quand il les nourrit, on sent qu’il le fait avec passion. Même chose, quand il laboure au volant du tracteur de 120 CV. « À 4-5 ans, j’allais dans les étables et sur le siège du tracteur. Que du bonheur ! À 11 ans, j’ai commencé à donner un coup de main puis à conduire le tracteur. Quand je suis rentré au collège, j’avais mon orientation en tête : l’agriculture et l’élevage, explique Tony David. Elle n’a pas changé, bien au contraire, ajoute celui qui est actuellement au lycée agricole de Laval en classe de 1re sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (SATV) avec laquelle il vient de participer au trophée des lycées agricoles au dernier salon de l’agriculture de Paris. « Impressionnant et motivant de rencontrer des gens passionnés par leur métier », résume le lycéen.

Une ferme… plus tard

« Après le bac, j’aimerai continuer vers un BTS analyse et conduite des systèmes d’exploitation, et pourquoi pas sur une spécialisation : l’élevage allaitant. C’est un domaine qui m’a toujours attiré, commente le jeune homme. Chez mes parents, j’aime m’occuper des vaches allaitantes, des Rouge des prés, et des veaux. C’est la race locale. Elle est différente des autres. »

Pour voir Tony David à la tête d’un troupeau de vaches allaitantes, il faudra attendre un peu. « S’installer dans une ferme, c’est beaucoup d’investissements et donc être performant dès le début. Au départ, j’envisage de travailler dans une coopérative agricole, une entreprise », souligne le lycéen.

Et plus tard ? « Probablement devenir agriculteur, éleveur. En Gaec, c’est plus facile. Pourquoi pas avec mes parents, un jour. L’agriculteur devra être un bon gestionnaire sur des exploitations de plus en plus grosses. Il cherchera certainement à être plus autonome et donc à diversifier sa production, à développer une activité para-agricole, transformation et vente de produits de la ferme par exemple. La tendance pour le bio s’accentuera mais aura ses limites sur les très grosses exploitations », note Tony. « Je crois que l’agriculture a toujours de l’avenir. Comme me l’ont appris mes parents, il faut sans cesse se remettre en cause et ne pas baisser les bras. »

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